Marie qui défait les nœuds Imprimatur de l’Archevêché de Paris

Confions à Marie les noeuds de notre famille : retour sur un WE riche en grâces

 Il est 9h30 ce samedi 14 octobre, et les premiers pèlerins se réchauffent autour d’un café dans l’une des salles de l’ancien couvent du Saint Sacrement. Ce bel ensemble revit depuis 2008, grâce aux activités du Père Hubert Lelièvre pour la Famille Missionnaire l’Evangile de la Vie. On peut les appeler pèlerins, car la démarche de venir à Bollène, petite ville du Vaucluse, ne va pas de soi. Si la plupart des 32 retraitants habitent les départements limitrophes, certains arrivaient de région parisienne, d’autres de Genève ou de Carcassonne ! Un vrai périple pour un week-end ! Il s’agissait d’une démarche de pèlerinage aussi, dans le sens où la neuvaine avait été commencée chez soi une semaine avant. Chacun s’était donc mis en mouvement, intérieurement depuis 8 jours.

Un autre regard sur Marie qui défait les noeuds

Le tableau de Marie qui défait les noeuds a été peint par Johann Melchior Schmidter en 1700. C’est un ex-voto, une action de grâce pour un couple en crise qui, par l’intercession de la Vierge Marie, ne s’était pas brisé. Ce tableau a donc une résonance particulière dans le coeur des personnes tourmentées par des soucis d’entente familiale. L’Archange Raphaël est représenté, guidant Tobie vers Sarah. L’archange vient aider ces époux dans le combat, la tourmente. D’autres anges, nos anges gardiens, sont présents pour assister la vierge dans la résolution des conflits. Ils veillent sur nous. « Etonnant tout de même, qu’un tableau méconnu durant des siècles devienne un phénomène mondial !» interpelle le P. Lelièvre qui se plait à bousculer les retraitants. La Vierge représentée est celle de l’Apocalypse, du combat spirituel, notre combat spirituel…

Ainsi faut-il prier le chapelet, à l’image des plus grands saints, prier le chapelet comme le demande la sainte Vierge dans ses apparitions. C’est le vecteur efficace pour relever le monde. « Il faut aller se confesser pour reconnaître ses péchés. Si on ne reconnait pas cela, la Sainte Vierge ne peut dénouer les noeuds. La Sainte Vierge va plus loin que ce qu’on lui confie. Elle va à la racine. La racine, c’est le péché. Le péché devenu une structure sociale (Saint Jean Paul II) et non plus seulement personnel. Le mal est-il dans ma famille ou universel ? La question n’est pas là : tout est lié, mes propres péchés, l’histoire de ma famille et l’histoire du monde». Par ailleurs, il est des noeuds que l’on porte et dont on n’a pas idée. Il est donc important de prier plus largement et se rappeler les principes de la communion des saints. Elle était à l’oeuvre durant cette retraite caractérisée par la bienveillance ; deux personnes ont rapporté avoir prié pour des proches qui, sans le savoir, au même moment étaient, l’un en adoration, l’autre touché de manière spéciale par le sermon du jour et ce, à des centaines de kilomètres de Bollène. A contrario des noeuds de nos vies, la communion des Saints est une chaîne de charité solide et efficace !


Etes-vous prêts à faire comme le disciple bien-aimé ? à prendre Marie chez vous ?

«Présentez donc votre noeud puis abandonnez-le dans les mains de la Sainte Vierge. Pourquoi le reprendre puisqu’il est confié ? » Nos noeuds déposés, nous pouvons nous détourner de notre problème et aller vers les autres en nous souvenant de la grâce de notre baptême. Nous sommes bénis depuis ce jour alors faisons fleurir notre vie chrétienne et tournons-nous vers les autres. Le Père Lelièvre met ainsi l’accent sur la fécondité extraordinaire des grands parents auprès des jeunes. Ce sont souvent eux qui tiennent la foi dans les familles. « Ne baissez pas les bras. Transmettez la foi et offrez votre vie pour que la foi soit transmise à vos petits enfants !»  Puis le Père Lelièvre explique que la prière doit devancer l'action, sinon on risque de créer de nouveaux noeuds. Donc la solution c'est de prendre Marie chez soi et lui confier au quotidien notre vie...

Au fur et à mesure du week-end, rythmé par les enseignements, les temps liturgiques, et les temps d’écoute, les visages se détendent… la grâce des sacrements a fait son oeuvre et chacun repart apaisé. Chacun a reçu des pistes de réflexion, d’action pour que les noeuds familiaux se dénouent. 

 

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